LMPT : Enjeux 2013-2014

Intervention de Ludovine de la Rochère auprès des veilleurs lors de la veillée du 31 août à la Concorde – venue présenter aux côtés de Kamel Béchik les orientations de la Manif Pour Tous pour l’année à venir.

« Bonsoir,

Je suis très heureuse d’être à nouveau avec vous ce soir, de vous faire part de mon amitié et de ma solidarité, de vous rencontrer et vous écouter. Il y a quelques jours j’étais à Pau avec les veilleurs du Béarn. J’y ai senti la même écoute, la même ferveur, la même envie de témoigner pour réveiller la conscience de nos contemporains. C’est sans aucun doute ce que vous venez de vivre au cours de votre périple. Je voudrai également saluer votre mouvement, ses organisateurs et bien sûr chacun de vous, les veilleurs. Vous formez une force, je veux dire une force d’idéaux, de valeurs dans lesquelles tous les hommes et les femmes de bonne volonté se reconnaissent, d’où votre succès, d’où votre pérennité et votre ancrage territorial avec la multiplication des veillées.

Vous faites partie d’un mouvement qui marquera l’histoire politique et sociale de notre pays : par la nouveauté de son mode d’action, par son ouverture aux autres, par le calme qu’il impose dans le tohu-bohu actuel, par son pacifisme, par la solidité de son corpus intellectuel et philosophique. Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, La Manif Pour Tous et les veilleurs sont les deux faces d’une même médaille. A l’orée de cette année 2013-2014, nous sommes décidés, tous, à poursuivre notre chemin avec détermination !

Quels seront les enjeux de notre engagement cette année ?
Nous continuerons bien-sûr de promouvoir une société respectueuse de l’altérité sexuelle homme/femme, du droit de l’enfant et de la famille. Compte-tenu du contexte, nous poursuivrons aussi notre défense des libertés fondamentales de tout citoyen français, en particulier liberté d’expression, de conscience et d’éducation. Le genre est le fondement de la loi Taubira et de ses conséquences. Elle est au cœur du changement de civilisation en cours. Je voudrai donc, ce soir, insister sur ce sujet.

La diffusion du concept de genre
Qu’est-ce que ce concept qui, disons-le tout de suite, n’a aucun fondement scientifique. C’est, tout simplement, la remise en cause de l’identité sexuelle homme/femme. Qu’est-ce qu’implique ce concept pour notre société et pourquoi en entendons-nous tant parler depuis quelques mois ? Il concerne avant tout l’éducation des nouvelles générations. En ouvrant le mariage et l’adoption aux personnes de même sexe, la loi Taubira pose des principes nouveaux :

  1. Former un couple homme-homme, femme-femme ou homme-femme est indifférent pour fonder une famille,
  2. Les rôles de père et de mère sont interchangeables,
  3. La négation de la différence des sexes et de leur complémentarité,
  4. L’absence d’impact et d’importance de l’altérité sexuelle. Celle-ci n’aurait pas d’importance pour l’Homme.

Je parle là, bien-sûr, de l’Homme avec H. Au sens du dictionnaire de l’Académie française : « Homme, terme qui embrasse la femme ». Une fois ces principes juridiquement posés, il faut maintenant les légitimer et les faire entrer concrètement et massivement dans les mœurs. A ce jour, les mentalités des générations adultes sont encore largement imprégnées par les principes « anciens » : l’hétérosexualité est la norme et l’homosexualité l’exception ; l’écrasante majorité des parents ne considérerait pas comme neutre le fait qu’un de leur enfant soit homosexuel. Le plus grand nombre des parents pense encore (et constate) que le père et la mère jouent un rôle différencié et complémentaire dans l’éducation des enfants et l’équilibre familial. Un enfant a deux parents, et non trois ou quatre ou plus.

Les promoteurs actuels de cette mutation de civilisation savent qu’il est difficile et lent de faire évoluer les mentalités concrètement. Ils savent parfaitement qu’il y a une marge considérable entre imposer une législation et imprégner profondément et durablement les conceptions nouvelles portées par cette législation, aussi bien dans les mœurs que dans la culture, même si cela est déjà bien entamé. Ils savent aussi que l’éducation reçue en famille constitue le principal obstacle à une mutation aussi radicale que celle qui est visée.

C’est pourquoi leur projet est de construire progressivement une éducation d’Etat qui se substitue à l’éducation familiale : Vincent Peillon le déclare : « Il faut arracher l’élève aux déterminismes familial, social, ethnique et intellectuel ». L’objectif est de formater le plus vite possible les nouvelles générations aux nouveaux principes et ce, dès le plus jeune âge. Ici, l’école constitue un enjeu majeur et ce, dès la crèche. La France présente une porosité particulière à l’accomplissement de ce projet compte-tenu de l’évolution historique du lien entre l’école et la famille : Nous sommes passés depuis longtemps déjà de la notion d’instruction (transmettre un savoir) à celle de l’éducation. Le rôle éducatif de l’école est installé. Ce rôle éducatif de l’école est perçu par les parents comme un prolongement de l’éducation familiale (complémentarité de la famille et de l’école).

Au plan pratique, les difficultés éducatives dans les familles (qui touchent tous les milieux sociaux) conduisent nombre de parents à attendre de l’école qu’elle supplée leurs insuffisances. Les attentes vis-à-vis de l’école sont devenues énormes : c’est l’école « bouée de secours » éducative. Un grand nombre de parents sont prêts à accepter des « transferts de compétences et de responsabilités » de la famille vers l’école, quitte à perdre en « maîtrise » de l’éducation de leurs enfants. En même temps que la notion de « responsabilité », celle de « liberté d’éducation » est aujourd’hui en recul.

Dans ce contexte, se déroule, pour les tenants des « nouveaux principes », un véritable « tapis rouge ». Sur ce « tapis rouge », entre tranquillement à l’école, un « cheval de Troie », qui entend formater aux nouveaux principes les enfants, à un âge de plus en plus jeune : de la sensibilisation des adolescents, on est prêt à passer à celle des enfants dès la maternelle, voire dès la crèche. Ce « cheval de Troie » s’appuie sur trois objets de sensibilisation aujourd’hui largement légitimés et admis par les parents : l’éducation sexuelle ; la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’égalité homme-femme.

Nous sommes tous pour l’éducation sexuelle, mais la vraie. Nous sommes tous pour l’égalité entre les sexes. Nous refusons les discriminations car nous refusons tout manque de respect aux personnes. Mais cela ne justifie en rien, bien au contraire, la remise en cause des identités sexuelles homme/femme. Hélas, c’est ici que le « Gender » trouve sa place comme enjeu éducatif majeur.

Le « genre » comme enjeu éducatif
On peut considérer le « genre » comme un outil éducatif majeur qui permettra la déconstruction des repères élémentaires liées à la vie affective et sexuelle, à la vision de la famille et de la société. Une fois cette déconstruction achevée dans les nouvelles générations – vierges de la culture antérieure, il ne se trouvera plus d’obstacle majeur pour l’achèvement progressif de la mutation de civilisation en cours. Nous pouvons donc considérer que porter le combat sur ce terrain constitue aujourd’hui un enjeu politique essentiel si nous voulons éviter à notre société de poursuivre sa marche vers le « Meilleur des mondes ».

Les faits
L’inspection générale de l’Education nationale vient de remettre un rapport au gouvernement qui recommande « la déconstruction des stéréotypes de genre » à l’école et la formation des enseignants au Gender. Des expérimentations vont être menées dans 500 écoles : des milliers d’enfants vont donc servir de cobayes. Tout cela au nom de « l’égalité homme/femme ». L’amendement sur l’enseignement du genre à l’école, envisagé dans le cadre de la loi Peillon, a été retiré grâce à notre mobilisation. Mais il faut savoir que la question du genre est en fait bien restée dans les objectifs et l’annexe de la loi telle qu’elle a été votée. Des supports pédagogiques vont être diffusés cette année, tel que l’ouvrage « Papa porte une robe ». Une circulaire demande à tous les élus et fonctionnaires de se former au concept de genre. Serons-nous bientôt comme la Suède qui vient d’adopter le pronom neutre « Hen » comme pronom pour les personnes « asexuées ».

Gender à l’école : tout le monde est concerné
L’enjeu du Gender à l’école concerne un très grand nombre des Français sur un lieu essentiel de leur vie quotidienne et de leurs relations sociales – l’école – et sur un sujet qui rejoint directement l’une de leurs préoccupations majeurs – leurs enfants. Nous souhaitons leur faire savoir ce que leurs enfants entendent ou vont entendre. Et les faire réfléchir avec nous : est-ce qu’ils veulent que ce discours soit tenu à nos enfants ? Veulent-ils être associés, impliqués, avoir leur mot à dire dans ce qui est enseigné à leurs enfants ? Voulons-nous assumer notre responsabilité de premiers éducateurs de nos enfants ? Sommes-nous prêts à nous laisser imposer des concepts douteux dérivés des « Etudes Gender », qui vont brouiller les repères élémentaires de nos enfants en matière de sexualité, de vie affective, de vision de la famille ? Il en va de notre liberté d’éducation et de l’avenir de notre société.

Notre action à venir sur cet enjeu Gender et éducation
L’année scolaire 2013-2014 sera une année d’implantation dans toutes les écoles scolaires, publiques et privées, de « Comité de parents – Vigilance Gender ». Ces comités seront créés au sein des associations locales de parents d’élèves (un peu comme un groupe de travail) ou à côté. Il s’agit d’un immense travail de terrain, de réseau, d’information et de sensibilisation : vis-à-vis des parents d’élèves bien sûr, mais aussi de l’ensemble de la communauté éducative.

Ouverture de la PMA aux couples de même sexe
En ce qui la concerne, LMPT se prépare à lancer des manifestations si la proposition de loi sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de même sexe, déposée le 19 juillet dernier au Sénat, n’était pas retirée dans les plus brefs délais. A ce sujet, LMPT a demandé en juillet un RDV à Mme Bertinotti. Hélas, au contraire de l’APGL (association des parents et futurs parents gay et lesbien), LMPT n’a pas été reçu. Pire : LMPT n’a même pas eu l’honneur d’être reçu. LMPT poursuit aussi toutes ses actions politiques et judiciaires.

Conclusion

Compte-tenu des dangers actuels et des échéances électorales prochaines, l’année à venir demandera à tous une mobilisation très intense : nous devons à la fois stopper ces projets, mais aussi obtenir des futurs candidats qu’ils s’engagent sur les convictions que nous défendons. A nous tous de continuer à éveiller les consciences et défendre le bien commun. On lâche rien ! »

*

La Manif pour tous organise une université d’été les 14 et 15 septembre prochain au parc floral de Vincennes. Plus d’information sur l’évènement.

*

recommend to friends
  • gplus
  • pinterest

Commentaires

  1. Remy
    3 septembre 2013 at 9 h 01 min

    Bonjour,

    Pourriez vous s’il vous plait, me trouver le l’alinéa qui parle du genre dans la loi taubira? Non puisque ce texte ne fait pas partie de cette loi!!
    Le genre, mais qu’appelez vous le genre?? Tout ce que le systeme éducatif propose c’est de ne plus obliger les filles a jouer a la dinette et les garcons aux jeux de voiture ou de construction! Si un petit garcon veut jouer a la poupée, il ne sera plus stigmatisé, rejetté, moqué!! C’est CA que propose la loi!!

    • La Mude
      3 septembre 2013 at 21 h 36 min

      Salut Remy,

      Je ne sais pas trop où tu as grandi, mais je n’ai jamais entendu un garçon se faire engueuler (je n’utilise pas le termes stigmatiser, qui ne veut rien dire dans ce contexte) parce qu’il jouait avec une poupée. Moi-même je jouait avec les poupées de mes sœurs et elles avec mes légos. Et je ne pense pas être une exception, de manière général, les parents sont contents quand les enfants jouent d’eux-même. En fait c’est un faux problème cette histoire de poupée.

    • La Mude
      3 septembre 2013 at 21 h 36 min

      r contre, ce qui me pose un énorme problème, c’est que l’État s’immisce là-dedans. De quel droit peut-il décider des jouets qu’auront mes enfants? Suivant quel loi ? Celle de la majorité? ou celle de la loi du plus fort? Et jusqu’ à où cela ira-t-il? Y aura-t-il une caméra chez moi pour vérifier comment jouent nos enfants?

    • La Mude
      3 septembre 2013 at 21 h 37 min

      On sait bien qu’ il y aura toujours des cas particuliers parfois tragiques de sexistes et d’homophobies dans certaines familles. (La vrai homophobie, celle qui cherche à faire mal). Et il faut clairement s’attacher à résoudre ces cas. Mais endoctriner toute une société pour cela c’est utiliser une un rouleau compresseur pour écraser une mouche. La plupart des familles fonctionnent très bien et il me semble stupide de perturber leur fonctionnement interne au nom d’une idéologie.

  2. Remy
    3 septembre 2013 at 9 h 02 min

    Cet enfant se sentira bien!! Il ne sera plus humilié au point de vouloir se suicider! ! Avez vous eu vent de ce qu’il se passe aux Etats Unis en ce moment?? C’est ca que vous voulez??
    Les filles aux fourneaux, les garcons font les travaux et tous ceux qui ne sont pas pareils, on les maltraite jusqu’a ce qu’ils commettent l’irréparable??

  3. Remy
    3 septembre 2013 at 9 h 03 min

    Aucun repere de sexualité ne sera brouillé! On laissera l’enfant se développer comme il le souhaite dans le bonheur afin qu’il ne soit jamais laissé derriere ou qu’il se sente seul et isolé!
    J’ai grandi dans une famille ou les garcons doivent jouer au foot ou faire du karaté, et les filles de la danse ca ne m’a pas empéché a 23 ans, quelques années apres avoir quitté le domicile familiale de m’assumer en tant qu’homo!

  4. Remy
    3 septembre 2013 at 9 h 03 min

    Mes parents m’ont enseigné tout ce que vous préconisez et pendant longtemps, je me suis fait croire que je DEVAIS etre hétéro! Et pourtant, rien n’a changé alors si vous pensez que l’éducation influence sur la sexualité, vous vous trompez.

    Une réponse serait grandement appréciée, je serais ravi de pouvoir echanger avec vous.

  5. flechela
    3 septembre 2013 at 15 h 49 min

    Bonjour, je crois que vous entamez une discussion très intéressante et très complexe. Vouloir changer la conception classique de l’éducation des garçons et des filles, on peut toujours en discuter, mais il y a un fait :
    dans un instinct de survie / renouvellement des générations, on éduque les garçons quelque part à leur futur rôle, idem pour les filles.

  6. flechela
    3 septembre 2013 at 15 h 50 min

    Alors, on peut critiquer, mais ça a plutôt bien marché jusqu’à présent. Après, les parents qui découvrent une sensibilité à l’art et la danse chez leur garçon peuvent lui payer des cours de danse, ce n’est pas pour cela que ça fera de lui un homosexuel.Dans la même idée, il est important de ne pas mélanger la conscience de son genre et son orientation sexuelle.

  7. flechela
    3 septembre 2013 at 15 h 50 min

    On peut être un garçon viril et être homosexuel. Je pense que je ne vous apprend rien, pourtant, je pense que vos idées ne sont pas claires ou alors peut-être mal exprimées.
    Vous vous attaquez à deux sujets majeurs qui sont liés et pourtant distincts : la conscience du genre et l’orientation sexuelle.

  8. flechela
    3 septembre 2013 at 15 h 51 min

    D’autre part, vous posez comme un progrès l’idée qu’il faille laisser les garçons jouer aux poupées si tel est leur désir. Mais vous ne vous demandez pas pourquoi on fait jouer plutôt jouer les garçons à des jeux de plein air ou de construction depuis des millénaires. Peut-être que c’est ce qu’il y a de mieux pour l’espèce encore une fois.

  9. flechela
    3 septembre 2013 at 15 h 51 min

    Il y a par exemple une évidence : physiquement, un garçon est mieux bâti pour faire des activités physiques et les filles pour jouer aux poupées. Après, la richesse humaine est qu’il y a des filles pilote, commando, chef d’orchestre et des garçons danseurs (Noureev par ex.) qui apportent qqch de différent à leur métier.

  10. flechela
    3 septembre 2013 at 15 h 52 min

    La réalité est complexe et les parents sont sans doute les mieux placés pour voir ce qui est le meilleur pour leurs enfants et pour détecter également des chez ceux-ci des aspirations différentes.
    Mais ils s’appuient, dans leur éducation, sur un corpus de conceptions unanimement partagées au sein de la société.

  11. flechela
    3 septembre 2013 at 15 h 52 min

    Il serait bien imprudent de vouloir balayer d’un revers de main ces conceptions dites classiques, qui permettent de donner une ligne directrice…..de laquelle, je vous l’accorde, il faut savoir s’affranchir, le cas échéant. A+ pour poursuivre la discussion !

  12. Xavier
    4 septembre 2013 at 23 h 03 min

    On en revient toujours à la nécessité de connaître, comprendre et respecter le réel, c’est à dire le monde tel qu’il est non tel qu’on voudrait qu’il soit. Rémy parle de sa famille où l’on DOIT faire ceci ou cela parce qu’on est un garçon. Le problème est là, dans l’imposition sans discernement de telle ou telle pratique.

  13. Xavier
    4 septembre 2013 at 23 h 03 min

    Mais c’est précisément le travers dans lequel le gouvernement tombe au nom de la lutte contre les stéréotypes… Alors oui, ici comme ailleurs les gens du terrain, en l’occurrence les parents, sont les mieux placés pour décider.

  14. Gob
    5 septembre 2013 at 8 h 39 min

    Y’en a marre de voir dans les magazines de jouet des petites filles en rose et qui veulent être des princesses, et des petits garçons qui veulent être cowboy. Y’en a marre d’entendre que les petits garçons ont besoin de plein air (sous-entendu que les petites filles doivent rester chez elle ?)
    Allez-vous nier que la femme passe toujours plus l’aspirateur/fait la vaiselle/s’occupe du bébé que l’homme (même si c’est beaucoup mieux qu’il y a 50 ans).

  15. Gob
    5 septembre 2013 at 8 h 43 min

    Xavier, vous avez peut être eu la chance de grandir dans une famille ou on n’imposait rien. C’était plus ou moins mon cas aussi, mais vous ne pouvez pas nier que le fait qu’un garçon veuille faire de la danse, ça pose problème à certaines personnes. Le principe, c’est d’éduquer ces gens pour le faire comprendre qu’une petite fille qui n’aime pas s’habiller en princesse, ou qu’une petit garçon qui veut faire le danse, c’est normal.

  16. Gob
    5 septembre 2013 at 8 h 46 min

    Votre idée de laisser les parents faire ça est bien belle, mais si l’enfant pense ainsi, il y a fort à parier que les parents aussi.
    Il était dit dans un article de ce site que l’école palliait bien souvent au manque d’éducation des parents. En quoi c’est si choquant que ce soit le cas pour ça ? Et oui, qui dit école, dit État derrière, comme ça a toujours été le cas.

  17. Gob
    5 septembre 2013 at 8 h 50 min

    A une époque, l’école (donc l’État) apprenait aux petites filles à être de bonne petites femmes. Je vois pas en quoi c’est choquant de leur expliquer qu’elles peuvent être autre chose.
    Je conseille à tout le monde le film « Ma vie en rose » avec entre autre Michèle Laroque, qui est plutôt très juste sur ce sujet, et qui date de 1996.

Leave comment