Dérapages à l’Elysée, lettre ouverte de Madeleine
lejdv.fr  - Témoignage de Madeleine sur la fin de veillée à l’Elysée mercredi soir. « Cette République française que j’aime tant »

J’arrive devant l’Elysée avec trois autres Veilleurs : deux personnes sont déjà présentes. Nous nous plaçons sur le trottoir et lisons en silence. Tout d’un coup, une cinquantaine de policiers et de CRS solidement cuirassés arrivent, tandis que d’autres Veilleurs nous rejoignent : nous sommes dix, puis trente, puis cinquante, debout, en silence, à plusieurs mètres d’intervalle les uns des autres. Les CRS et gendarmes ne cessent d’affluer, la disproportion de leurs dispositifs, comme toujours, est flagrante. Soudain, une directive fuse dans le silence de la nuit : « Allez les gars, on les pousse ! » L’objectif de ces hommes : créer un attroupement et provoquer une situation illégale. Nous n’avons pourtant reçu aucune sommation.

Nous restons debout, en silence, mais les policiers commencent à charger. Certains Veilleurs se laissent faire, docilement ; d’autres choisissent de s’asseoir, mais tous se mettent à chanter L’Espérance. Soudain, une jeune fille crie de douleur : un policier la pousse tout en lui pinçant très violemment la colonne vertébrale. Les forces de l’ordre précipitent sur nous les veilleurs qui n’ont pas eu le temps de s’asseoir. Je suis piétinée et me recroqueville en me couvrant tant bien que mal le visage. Je finis par lever la tête et demande avec détresse au premier CRS que j’aperçois de venir me porter secours, car je suis écrasée dans la bousculade : il m’extrait de la cohue, tout en me faisant une clé de bras, alors que je ne demandais qu’à être retirée de cette poussée aveugle. Je comprime ma douleur et subis cette violence gratuite en silence. Seulement, une fois debout, je suis poussée par un autre policier qui m’administre au passage une grande claque dans le dos, me faisant voler sur plus d’un mètre. Un collègue, en l’apercevant, intervient et lui demande alors de se calmer : il faut dire que la vue d’un mastodonte cuirassé en train de frapper une jeune fille d’1m67 pour 48 kilos doit être difficilement supportable.

Je contemple interdite les scènes semblables qui se multiplient autour de moi : des CRS administrent clés de bras et claques dans le dos, pincent les oreilles de certains, bien que nous n’opposions pas d’autre résistance que de nous tenir les uns aux autres. Certains CRS sont manifestement hors de contrôle. L’un d’eux jette brutalement une mère de famille à terre, au milieu d’autres Veilleurs debout : deux autres CRS l’attrapent alors par son gilet, et le retirent du lieu sans dire un mot. Les personnes encore assises sont traînées sur plusieurs mètres avant d’être lâchés brutalement, à quelques dizaines de centimètres du sol. Un CRS ne relâche l’un de ces jeunes qu’après s’être assuré d’avoir arraché tous les boutons de sa chemise. Un autre jeune, rouge et suffocant, est quant à lui tiré par le cou. Les personnes qui obtempèrent et ne demandent qu’à avancer sont projetées la face la première, qui contre les vitrines, qui contre les voitures.

C’en est trop, les larmes me viennent aux yeux devant pareil spectacle. Malgré la colère et l’indignation qui m’étranglent la voix, je supplie les policiers qui restent à l’écart, manifestement écœurés de ce qu’ils observent, d’intervenir pour calmer leurs collègues et mettre fin à ces dérapages. Ils baissent la tête, et soupirent, tout comme leurs voisins. Je demande à voir le commissaire, que je commence à bien connaître puisqu’il est présent à chacune de nos veillées, et avec lequel il me semblait jusqu’à présent avoir construit une vraie relation de confiance : on me refuse ce droit, et malgré mes appels désespérés, le commissaire, scotché à son talkie, semble ne pas me voir.

Une jeune fille est alors violemment projetée au sol, à mes pieds, et se cogne la tête sur l’angle du trottoir. Je me précipite avec d’autres Veilleurs pour la secourir, d’autant que les CRS continuent à pousser les gens alors même que plusieurs personnes sont au sol : la jeune fille reste à moitié inconsciente, puis se recroqueville et se frotte lentement le crâne, sous l’effet de la douleur. On demande un médecin, mais la bousculade reprend de plus belle. Une jeune fille indique aux CRS qu’elle ne se sent pas bien. Malgré cette précision, elle est transportée manu militari par 2 ou 3 CRS et posée au numéro 70 de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Deux personnes, blessées, devront aussitôt être ramenées chez elles afin d’être soignées. Un jeune homme est extrait à l’extérieur du cordon de CRS par un policier visiblement hors de lui, qui continue à le pousser violemment sur plusieurs mètres en le prenant au cou, alors même que le jeune se trouve hors de la zone dont on veut nous éloigner : « Mais arrêtez là ! C’est bon, je suis sorti ! ». Je cours avec d’autres Veilleurs vers le jeune indigné pour le supplier de rester calme, malgré cette violence gratuite qu’il vient de subir.

Autour de moi, les clameurs et les supplications des Veilleurs se multiplient : « Doucement, mais doucement ! », « Aïe ! Aïe, vous me faites mal, Monsieur ! », « Arrêtez ! Arrêtez, ça suffit ! », « Du clame ! On se calme ! », « Médecin ! Un médecin, s’il vous plaît ! », « Quelle honte… Mais quelle honte, vraiment… ». Je vole d’un Veilleur à l’autre pour les engager à rester silencieux, et vais ensuite trouver un autre policier : « Ce que vous faites est parfaitement illégal, vous en êtes conscient ? ». Réponse sidérante, que l’agent m’adresse en me regardant dans le blanc des yeux, à quelques centimètres de mon visage, le sourire aux lèvres : « Oui Madame, c’est illégal, ce que nous faisons. ». Je n’arrive pas à croire ce que je viens d’entendre. Un jeune homme, son portable à la main, filme la scène et demande au fonctionnaire de redire les propos qu’il vient de tenir, mais celui-ci se reprend et rétorque alors, énergiquement : « Non, ce n’est pas illégal ! ». Un Veilleur distribue alors des papiers sur lesquels sont énumérés les articles du code que les forces de l’ordre sont en ce moment-même en train de violer impunément.

J’ai peine à croire qu’une semaine auparavant, nous étions reçus au Conseil de l’Europe afin de témoigner des violences policières en France. Cette audition avait permis, le lendemain, l’adoption d’une résolution par le Parlement du Conseil de l’Europe, condamnant la France, au même titre que la Turquie, pour son « usage disproportionné des forces de l’ordre face aux manifestations ». J’étais convaincue que ce rappel à l’ordre inciterait le gouvernement à plus de prudence et de modération dans son attitude face aux Veilleurs et, ingénument, j’espérais que cette visite à Strasbourg inaugurerait une période d’apaisement. Mais les cinquante-deux interpellations, la semaine dernière, ajoutées à ces nouveaux dérapages témoignent du refus obstiné du gouvernement d’entendre notre mouvement et de garantir les libertés fondamentales de tous les Français, quelles que soient leurs opinions.

Des étrangers sont témoins des violences que nous subissons : quelques touristes japonais, alertés par les clameurs qu’ils ont pu entendre de loin, arrivent sur les lieux, effarés de ce qu’ils voient. Sortant leurs portables et leurs caméras, ils demandent aux forces de l’ordre de quoi il retourne : celles-ci, quoiqu’embarrassées, tentent de faire bonne figure. Pendant ce temps, les gardiens de la paix continuent leur travail : nous avons été poussés de quelques mètres sur le trottoir, et sommes désormais non plus devant le portail de l’Elysée, mais face à l’ambassade de Colombie. Les fenêtres de l’Ambassade s’illuminent. Soudain, l’une d’elles s’entrouvre, et une main dépose alors une bougie sur le rebord. La bousculade a cessé. Nous nous asseyons, en silence, pour reprendre notre veillée, en fredonnant le Chant des Partisans. Progressivement, les CRS sont remplacés par des gendarmes, et l’atmosphère se détend aussitôt. Un Veilleur tente d’avoir un échange avec un gendarme, mais ce dernier, mal à l’aise, affirme qu’il n’y a pas eu de charge. Le Veilleur lui propose alors de lui montrer des photos, ce que le gendarme refuse aussi net. Certains de ses collègues demandent à des veilleurs debout d’arrêter de filmer et de prendre des photos.

Nous lisons, comme à notre habitude, des textes et des poèmes, de Péguy à Camus, de Gramsci à Tillinac. Je me lève malgré l’émotion qui m’étreint encore, et m’adresse aux forces de l’ordre qui nous encerclent : je leur dis ma tristesse et ma honte, ce soir, d’avoir vu des fonctionnaires de cette République française que j’aime tant et au service de laquelle je me suis moi aussi engagée, qui ont déserté leur mission en agissant sciemment en dépit de tout droit et de toute justice. Leur réaction est saisissante : certains ont les larmes aux yeux, d’autres se mordent les lèvres, la plupart baissent la tête. Un père de famille, qui raconte avoir entraîné pendant trente ans des hommes à des situations de violence extrême, nous engage à rester bienveillants à l’égard de ceux qui nous ont maltraités, malgré la situation révoltante que nous venons de traverser.

Ces discours, nos chants et les poèmes que nous lisons apaisent rapidement nos esprits. Toutefois, nous avons à cœur de marquer la responsabilité individuelle de ces policiers qui nous entourent : conscients de l’obligation qu’ils ont d’exécuter les ordres qu’ils reçoivent, nous les engageons toutefois à avoir le courage de s’unir pour faire remonter à leurs supérieurs, à l’instar du syndicat Alliance Police Nationale le 2 juillet, des documents dénonçant les ordres absurdes qu’ils reçoivent et les situations illégales auxquelles ils sont acculés. Alix enfin lit un extrait du Mystère de la charité de Jeanne d’Arc de Charles Péguy : « Complice, complice, c’est pire que coupable ! ».

Qu’il me soit permis, puisqu’il faut conclure, de m’adresser aux personnes qui réduisent les forces de l’ordre à ces opérations absurdes : à travers ces injustices que vous leur faites commettre, vous manifestez semaine après semaine votre refus de chercher à nous comprendre, alors même que vous auriez tout à y gagner. Mais sachez-le : les Veilleurs n’ont pas peur. Non pas par bravade insensée, par provocation factieuse ou par témérité juvénile. Non. Nous n’avons pas peur, parce que nous sommes mus par la force d’une conscience qu’aucune menace ne saurait briser. Nous n’avons pas peur parce que nous puisons notre courage dans l’amour de notre Cité et de l’Homme. Nous n’avons pas peur, parce que nous aurons toujours à cœur d’opposer à votre violence notre invincible bienveillance et notre confiance sereine en l’avenir de notre pays.

Nous resterons déterminés, parce que nous refusons que l’homme devienne une espèce indéterminée. Nous resterons pacifiques, parce que nous sommes des amoureux de la paix sociale. Nous resterons patients, parce qu’on ne «triomphe[..] pas de la patience du pauvre ». Nous resterons bienveillants, parce que nous demeurerons garants du bien commun, contre les sirènes de l’individualisme, du communautarisme et de ces intérêts particuliers et partisans que vous avez voulu honorer. Nous ne serons jamais résignés, parce que l’on ne se résigne pas à l’injustice. Nous ne serons jamais indifférents, parce que seul le respect des différences garantit le respect de la dignité humaine, notamment à travers la reconnaissance de la différenciation et de la complémentarité sexuelles.

Alors, à défaut de pouvoir nous entretenir avec vous à travers un dialogue digne et apaisé, face à ces hommes bâillonnés par un devoir de réserve qui leur pèse de plus un plus, nous conversons avec ces grands penseurs qui nous parlent, et avec ces innombrables Français qui, interpelés et silencieux, nous témoignent leur sympathie. Car ce sont eux que nous voulons toucher par la flamme de notre jeunesse et de notre espérance, faisant naître de la société civile ces espaces de dialogue public dont ils ont été privés.

« Ils étaient quelques-uns qui vivaient dans la nuit,

En rêvant du ciel caressant. (…)

Ils n’étaient que quelques-uns,

Ils furent foule soudain. »

(Paul Eluard)

Madeleine.

*

(photo: © calamity-cam)

*

Note importante :

Bonjour, l’audience importante de cet article a suscité un grand nombre de réactions et nous incite à réfléchir sur la politique générale du jdv, media jeune, en la matière. En attendant, nous avons choisi de publier la grande majorité des commentaires, dans un souci de transparence et pour favoriser le dialogue. Nous vous invitons à rester respectueux et constructifs dans vos interventions. Nous nous réservons le droit de ne pas publier certains commentaires qui ne seraient pas au niveau de la discussion, ou irrespectueux des différents points de vue.  

La rédaction du jdv.

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Commentaires

  1. Zep
    5 juillet 2013 at 14 h 25 min

    Vous ne luttez que pour imposer votre seul point de vue à une société que vous ne comprenez pas. Vous imposez à tous la conception d’une société que vous n’êtes qu’une minorité à vouloir.

    • HR
      5 juillet 2013 at 15 h 22 min

      Ôtez moi d’un doute Zep: vous vous adressez bien sûr au gouvernement ?
      (ça semble bien sûr évident mais on pourrait croire que vous vous adressez à Madeleine !)

    • Oliver61
      5 juillet 2013 at 15 h 23 min

      Cela s’applique très bien en effet à la minorité bobo-lgbt qui impose ses vues à une large majorité de citoyens sans jamais chercher à les comprendre.

  2. Yep
    5 juillet 2013 at 15 h 10 min

    @Zep : Etonnamment, je n’aurais su dire mieux, en m’adressant au lobby gay.

  3. Oliver61
    5 juillet 2013 at 15 h 17 min

    Le commentaire de Zep du 5 juillet :
    Cela s’applique très bien en effet à la minorité bobo-lgbt qui impose ses vues à une large majorité de citoyens sans jamais chercher à les comprendre.

  4. Étienne
    5 juillet 2013 at 15 h 24 min

    @Zep: ça reste encore à démontrer…

    Et rien ne pourrait justifier une telle violence…

  5. Theo76
    5 juillet 2013 at 15 h 26 min

    Madeleine,
    Votre témoignage est très poignant et démontre encore la déroute de ce gouvernement.
    Contrairement à l’Egypte, les forces de police continuent à cautionner ces atteintes à la Démocratie.

  6. Theo76
    5 juillet 2013 at 15 h 27 min

    Zep,
    Otez vos oeillères.
    La majorité des français est opposée aux lois que ce gouvernement veut imposer : mariage et adoption gays, euthanasie, réduction du congé parental et du quotient familial, …

  7. Sylvie
    5 juillet 2013 at 15 h 34 min

    A lire dans toutes les veillées de France et d’ailleurs (pour soutenir le moral de notre ami Nicolas injustement emprisonné à Fleury-Mérogis. Un texte de 1957, émanant d’un de mes amis (décédé en 2010

  8. Bene
    5 juillet 2013 at 15 h 41 min

    @Zep: Nous vous invitons vous aussi à regarder ce que nous proposons. Pas au travers de ce qui est véhiculé par les médias de masse qui survolent tous les sujets qu’ils traitent, mais dans le fond.

  9. Bene
    5 juillet 2013 at 15 h 41 min

    @Zep (suite): Nous n’imposons rien, nous témoignons d’un bonheur possible autrement que par l’uniformité, et qui nous semble moins factice.

  10. Bene
    5 juillet 2013 at 15 h 42 min

    @Zep (fin): Nous ne sommes pas dans une lutte des classes, mais dans un débat philosophique et anthropologique. Entrez donc dans le fond du débat, nous aimons écouter autant que témoigner.

  11. SF
    5 juillet 2013 at 16 h 10 min

    Merci Madeleine, pour votre témoignage. Sachez, les Veilleurs, que vous avez toute notre admiration et notre soutien. En vous s’incarne aujourd’hui la grandeur de la France.

  12. Pierre
    5 juillet 2013 at 16 h 16 min

    « Cette république française que j’aime tant… » AAAAAAaaarrrghhhhhhh !
    Il est temps d’ouvrir les yeux : la république n’aime pas la liberté, la république est toujours socialiste

  13. Pierre
    5 juillet 2013 at 16 h 17 min

    suite…
    La république n’aime pas la famille ni les corps constitués : la république nous veut seuls, nus, dépendants.

  14. Darek
    5 juillet 2013 at 17 h 25 min

    Méthodes classiques de la police.
    Personnes ne vous à entendus protester quand c’est les « autres » qui en sont victimes…
    Et puis, qui sème la haine récolte la violence…
    Assumer ce que vous êtes.

    • Salomon
      27 juillet 2013 at 18 h 07 min

      C’est bien Darek, vous êtes un bon petit stalinien.
      Ces personnes n’ont rien fait d’illégal mais simplement exercé leur droit à manifester pacifiquement (qui plus est en restant immobiles!). De fait le déploiement ridiculement disproportionné des forces de l’ordre et les méthodes violentes de ces dernières sont parfaitement injustifiables. Cela relève de la police politique, ce qui caractérise parfaitement les régimes totalitaires.

    • Salomon
      27 juillet 2013 at 18 h 08 min

      Vous êtes cependant en droit de défendre les méthodes totalitaires mais il faudra alors assumer tôt ou tard vos contradictions, vous le sans doute fier petit gauchiste, défenseur des valeurs d’égalité, de tolérance et de liberté.

  15. Calculette
    5 juillet 2013 at 17 h 25 min

    Sur le site du PS le 31 Mai 2013 : « Le Parti socialiste déplore l’usage excessif de la force face à cette mobilisation citoyenne et pacifique. »(en Turquie) … 70 155 socialistes « aiment  » ça !

  16. herveLE
    5 juillet 2013 at 17 h 34 min

    Merci, ne lachons rien!

    Petit poème au veilleur du palais de justice devant sa statue:

    http://jefaisdelapolitiquesanslesavoir.unblog.fr/2013/07/02/les-veilleurs-debout/

  17. Pierre
    5 juillet 2013 at 17 h 55 min

    « Cette république française que j’aime tant… »
    Lénine avait raison : « La corde pour les pendre … »

  18. socratex
    5 juillet 2013 at 19 h 29 min

    Merci à vous veilleurs ! Merci d’endurer avec la paix du cœur toutes ces violences, physiques ou morales, qui font la honte de notre pays et discréditent ceux qui les ordonnent ou qui les couvrent .

  19. Nanard
    5 juillet 2013 at 19 h 54 min

    Merci beaucoup Madeleine de ce témoignage fidèle à ce qui s’est passé.
    Je rajoute à celui-ci un épisode auquel tu n’as pas assisté, après la dispersion:

  20. J-M
    5 juillet 2013 at 19 h 54 min

    Bonsoir,

    Merci pour ce témoignage poignant !! Quand je pense que si j’avais choisi d’aller devant l’Elysée j’aurai été témoin de cela !!!

    ONLR

  21. Baptiste
    5 juillet 2013 at 19 h 59 min

    Qu’est-ce qui vous faire croire que vous plus que d’autres êtes autorisés à aller stationner en face d’une zone extrêmement protégée comme l’Elysée ?

    • Modal
      7 juillet 2013 at 15 h 56 min

      La légitimité de défendre le droit des plus faibles : les enfants à qui l’on va légalement supprimer le droit d’avoir et de connaître leur père ou leur mère.

    • HR
      8 juillet 2013 at 7 h 53 min

      Sans doute la fascination. L’Elysée et ceux qui l’occupent exercent sur nous une fascination telle qu’on a du mal à se maîtriser.

  22. Magne
    5 juillet 2013 at 20 h 19 min

    Madeleine,
    Vous qui aimez tant la République, savez-vous que le République s’est construite dans le sang des catholiques ?
    Connaissez-vous l’histoire de la Vendée ?

  23. raf
    5 juillet 2013 at 23 h 35 min

    Courage, courage, et encore courage! l’Amour jamais ne passera!! Il a déjà vaincu le monde! Soyez bénis,vous qui veillez pour nous tous, qui ne pouvons pas toujours

  24. Chris
    6 juillet 2013 at 1 h 33 min

    Vous faites de la provocation en allant exprès vous positionner face à l’Elysée. Ne vous étonnez pas du résultat.

  25. GaetanM
    6 juillet 2013 at 1 h 44 min

    Je veux bien croire à une intervention policière mais quand aux « dérives » c’est autre chose.

  26. Themis
    6 juillet 2013 at 7 h 24 min

    La seule démonstration qui est faite est celle de la dictature. Ce gouvernement qui n’a que le mot de justice à la bouche la réserve à des catégories bien précises d’individus.

  27. Lyle
    6 juillet 2013 at 11 h 57 min

    Quelle honte pour ces hommes qui devraient faire respecter les droits de l’homme , ce comportement. Tristesse pour mon pays

  28. Pierre
    6 juillet 2013 at 14 h 00 min

    Apparemment la liberté d’expression est aussi limitée en Socialie que chez les Veilleurs : remettre en cause la république serait interdit… Cf. mes commentaires retoqués…

  29. Pierre
    6 juillet 2013 at 14 h 00 min

    suite …
    Ou alors il faut soit être un homosexuel militant bien poli soit un soutien inconditionnel.
    On est pas sortis de l’auberge…

  30. lamethodebronson
    6 juillet 2013 at 18 h 15 min

    Bravo et courage à tous pour maintenir sans violence la pression! A l’automne ce sera une autre affaire!
    Face à cette oppression sournoise et ouverte il ne nous reste que l’insurrection!!

  31. Darek
    6 juillet 2013 at 20 h 38 min

    Un de vos slogan est « liberté d’expression », il ne vaut que pour vous? Ou sont mes commentaires?

  32. Anonyme
    6 juillet 2013 at 21 h 25 min

    Effectivement, je pensé que le choix de l Élysée n’est pas une bonne chose…c’est un choix trop politique. Le message des Meilleurs doit s’adresser aux Français pour les faire réfléchir, pas aux hommes politiques qui sont pris dans une toile d’araignée de lobbies. Il vaut mieux aller sur d’autres places publiques dialoguer avec les gens. Et du coup les CRS seront moins à cran. Et les journalistes arrêteront de vous confondre avec « la manif pour tous » . Vous ne manifestez pas , vous faites des veillées pour faire réfléchir les gens. C’est toute la nuance.

  33. Arturov
    6 juillet 2013 at 22 h 43 min

    Comment peut-on aimer la République ? C’est vraiment méconnaître l’Histoire de France. Si vos intentions sont pures, telles n’ont jamais été celles de la République.

  34. Magne
    7 juillet 2013 at 5 h 39 min

    Madeleine,
    Vous qui aimez tant la République française, savez-vous qu’elle s’est construite dans le sang des catholiques ? Connaissez-vous l’histoire de la Vendée ?

  35. Damien
    7 juillet 2013 at 11 h 33 min

    Rien ne leur fait croire qu’ils y ont plus droit que d’autres car tout le monde y a droit. En effet, il s’agit de la voie publique et ils ne font qu’exercer leur liberté de circulation sur la voie publique, reconnue notamment par la Déclaration universelle des droits de l’homme.

  36. Ln2
    8 juillet 2013 at 16 h 52 min

    Et parmi ces veilleurs, sur 50 (cinquante) veilleurs, aucun n’a d’Iphone, de S3,S4, de Go Pro pour immortaliser et dénoncer avec preuves ce torrent prévisible de violence ?!?!

  37. Solal
    9 juillet 2013 at 8 h 03 min

    Vachement pratique pour débattre, un site où les commentaires sont limités à deux lignes…

    • martin jdv
      9 juillet 2013 at 17 h 56 min

      Bonjour, la taille des commentaires a été modifiée. Merci pour la remarque.

  38. Baradoz
    10 juillet 2013 at 7 h 08 min

    Merci pr ce beau témoignage. Et restons mobilisés. ONLR, JAMAIS

  39. Q
    10 juillet 2013 at 18 h 41 min

    L’avantage du commentaire de ZEP est qu’il s’adresse aussi bien aux pros qu’aux antis … Chaque camp souhaite effectivement imposer son point de vue ! L’avenir dira sans doute qui avait raison !

  40. Pascal
    11 juillet 2013 at 20 h 20 min

    N’oubliez pas que les socialistes français ont toujours voulu, « éteindre les lumières qui brillent au ciel » comme le disait un député socialiste en 1905.

  41. A
    16 juillet 2013 at 15 h 07 min

    ce qui me frappe dans cette histoire (sans mauvais jeu de mots), c’est le refrain repris en boucle par
    les anti-mariage pour tous à demander le « dialogue ». Qu’est-ce qui les en empêche?

  42. A
    16 juillet 2013 at 15 h 09 min

    Il y a déjà eu bcps d’échanges et les lieux de parole sont légions. Alors??? Faut-il que ce soit le président qui vous reçoive en personne pour entendre vos doléances?

  43. Phaleine
    16 juillet 2013 at 20 h 04 min

    Veilleurs, svp, faites des veillées ouvertes au dialogue et faites vivre la fraternité, républicaine et chrétienne, au delà des différences de sensibilités!

  44. Olivier
    20 juillet 2013 at 22 h 52 min

    Réponse à A : Vous avez vu les débats à l’Assemblée et au sénat ? On a toléré l’expression des opinions adverses, par l’opposition, mais les députés de la majorité avaient pour consigne de ne pas répondre, pour ne pas retarder l’adoption du projet de loi ? Seuls les promoteurs principaux du texte et les ministres intervenaient de temps en temps.

  45. Olivier
    20 juillet 2013 at 22 h 53 min

    En seconde lecture à l’Assemblée ce fut encore plus caricatural. Les députés de l’opposition parlaient dans le vide, il n’y avait personne pour leur répondre…
    L’absence de débat et la volonté de ne pas dialoguer est évidente de la part de la clique gauchiste anti-famille et anti-humanité.

  46. Olivier
    20 juillet 2013 at 22 h 56 min

    De même pour la loi transformant l’homme en matériau de laboratoire. même pas eu de vote sur les amendements! Il n’a été répondu à aucun argument! Le but de la pétition, historique en France, de+ de 700000,au CESE,était de provoquer1débat, dans un cadre institutionnel, où interviendrait diverses personnes possédant une expertise du fait de leur position dans la société… Résultat? à la poubelle,illégalement,méprisant institutions,légalité,démocratie,débat,dialogue,dignité humaine

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